L’affaire TROADEC

Affaire :
L'affaire Troadec
Année du procès :
2017
Le jeudi 23 février 2017, Madame Martine VERN, sans nouvelles de sa sœur Brigitte TROADEC depuis une semaine, alertait les services de police. Les enquêteurs dépêchés sur place confirmaient la présence de sang en divers endroits : une enquête criminelle pour enlèvement et séquestration suivis de meurtre était alors ouverte.

L'existence d'un conflit familial opposant Pascal TROADEC à son beau-frère Hubert CAOUISSIN, conjoint de sa sœur Lydie, était rapidement confirmée par les investigations. Hubert CAOUISSIN et sa compagne Lydie TROADEC étaient interpellés et placés en garde-à-vue. Hubert CAOUISSIN avouera en garde à vue le 5 mars 2017, puis devant le juge d’instruction le 6 avril 2017, avoir tué son beau-frère et sa belle-sœur, qu’il soupçonnait de l’avoir spolié d’un héritage de pièces d’or, ainsi que leurs enfants. Aidé par sa compagne, il emploiera les jours suivant les meurtres à dépecer et démembrer les corps, dont certaines parties ne seront jamais retrouvées.

L’affaire TROADEC, parfois appelée « affaire des disparus d’Orvault », connaîtra un retentissement médiatique important, notamment en raison des similitudes troublantes avec l’affaire Xavier DUPONT DE LIGONNÈS. 

Le procès d’assises s’est achevé au mois de juillet 2021 : les experts ont tenté d’expliquer à la cour les raisons d’un tel passage à l’acte, la part de folie dans cette conviction inébranlable d’un trésor caché et de spoliation. La participation de Lydie TROADEC était plus énigmatique encore, supposant l’adhésion au délire de son conjoint. Cette question de la contagiosité du délire, appelé « folie à deux » par les aliénistes du XIXème siècle et « Trouble psychotique partagé » par le DSM-IV, est parmi les questions les plus passionnantes et énigmatiques soulevées par cette affaire.

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